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Chorus Chanson
15.12.07
Aux Amoureux de la Chanson

Soutien au magazine Chorus

Ils ne seront jamais trop nombreux, les médias qui portent les voix qui chantent le monde, les musiques qui nous changent et nous libèrent.
Ils ne seront jamais trop grands ou trop petits pour abriter les artistes, citoyens du monde en quête d’un public, d’un bravo, d’un merci.
Chorus se fait l’écho de cette diversité artistique. Unissons nos voix à la sienne! Que l’onde se propage, qu’elle déborde et nous fasse tous frémir au même diapason afin de se réunir sous le même ciel, celui du partage et de la solidarité.

Abonnez-vous, c’est concret, c’est l’objectif ultime, c’est la seule solution!

Trois-Rivières, 06.09.07
06.10.07
Apprendre à recevoir

Lancement de l'album "Je reviens d'ici"
Trois-Rivières le 6 septembre 2007

Voici mon premier récit pour ce carnet de voyage qui attend ces premières lignes depuis un mois jour pour jour. Aujourd'hui, 6 octobre 2007, bien assise dans un train qui me mène de Bruxelles à Paris, j’ai enfin le temps de m’arrêter un peu et de faire le point sur tout ce qui s’est passé depuis le 6 septembre 2007, un mois bien compté depuis le premier lancement de l’album à la maison de la culture de Trois-Rivières. C’est vous dire à quel point les jours ont été bien remplis depuis.

Reportons nous à cette journée du 6 septembre.

À 17h00 le foyer de la maison de la culture commence déjà à fourmiller de membres de ma famille et de quelques médias. Les trois jeunes filles qui serviront les canapés aux invités sont déjà là, toutes vêtues de noir et de blanc pour la circonstance; tant qu’à jouer les traiteurs, aussi bien avoir le look, Éloïse et ses copines l’ont bien compris.

Quinze minutes plus tard j'ai de la difficulté à circuler tellement l’espace est rempli.Tous des gens que je connais, que j’aime et qui m’aiment aussi. La valse commence. Comment faire quelques pas avec chaque personne venue pour me voir et me parler? J’entends Piaf : "Tu me fais tourner la tête, mon manège à moi c’est toi". Je remercie, j’embrasse, j’écoute, je complimente, je reçois des compliments, je dédicace, je souris, je réponds, j’oublie les noms, je prends une gorgée de rouge et je prends le micro enfin pour faire défiler la liste des remerciements essentiels.

Et là l’émotion s’installe dans la voix qui vacille et qui ne veut oublier personne. Le comble est atteint quand vient le temps de remercier mon frère, complice des premières heures et graphiste numéro un de mon cœur et du Québec, avec qui j’imagine le lancement de ce premier album depuis ma tendre enfance. À un moment donné, j’entends de l’agitation du côté des escaliers, je me retourne et je vois Lynda Lemay. La coquine avait pris soin les jours précédents, de me dire qu’elle ne pourrait probablement pas être là. Elle a bien réussi sa surprise. J'étais émue. J'ai été étonnée également par la présence de Fred Pellerin, conteur de génie de St-Élie de Caxton qui me fait toujours sentir unique quand il m’appelle amicalement, Fabine.

Vient ensuite le moment tant attendu par mes musiciens et moi-même, et je crois du public aussi, celui du spectacle*. Encore là, la générosité se fait sentir, ça déborde de toute part, au sens propre et figuré. La salle de répétition Louis-Philippe Poisson est bondée et la scène aussi. On y verra défiler Yves Boisvert, Serge Mongrain, Réjean Bonenfant, Gilles Devault, José Acquelin et Guy Marchamps qui, à tour de rôle, nous feront cadeau d’un texte. Gilles Devault nous a lu des textes de notre ami Jean Lafrenière, qui nous a quittés il y a 3 ans et qui fût le premier à me donner la chance de m’exécuter dans un lieu public, au café bar le Zénob dont il était le propriétaire*.

J'étais accompagnée de David Robert aux percussions, Dominic Laroche à la basse, Stéphane Tellier à la Guitare et Pierre Verville au piano. Le public était chaleureux, il vivait ce moment avec autant de fébrilité que nous. Robert Bob Danis Saxophoniste, Francine Dufour au violon ainsi que le groupe Trois-quatre, se grefferont tour à tour à la formation pour rendre justice aux arrangements de l’album, si magnifiquement réalisé par Réjean Bouchard et Pierre Verville.

Stella Montreuil, présidente de la corporation de développement culturel de Trois-Rivières, viendra terminer cette prestation en livrant un témoignage sur mon implication régionale et les répercussions de celle-ci……..je ne saurais vous redire la teneur exacte de ses paroles, compte tenu de l’état dans lequel je suis rendue à ce moment là, c’est-à-dire en overdose d’amour et de reconnaissance.

Cette soirée a pris fin aux petites heures du matin dans un état incertain, en ayant pris le temps de faire une halte au vernissage de Mcload, de prendre une bonne bouffe au restaurant l’Essentiel (Merci à Marc et Steve) pour enfin arriver trop tard au Zénob pour voir celui sans qui cet album n’existerait pas, mon plus qu’ami Manu.

J’ai titré ce texte "Apprendre à recevoir", car dans le métier que j’exerce, donner est une seconde nature, maintenant je dois apprendre à recevoir, sans peur de blesser ou de décevoir. Les bras ouverts, le cœur aussi et surtout le moulin à parole éteint…..pas facile pour Fablabla Toupin!

*Je prends le temps ici de remercier particulièrement Véronique Marcotte, qui a assumé les relations de presse pour ce lancement ainsi que celui de Montréal. Elle m’a dirigée tout au long de cette aventure comme une complice, une alliée, une amie. Sans elle, cette soirée aurait été ingérable; tout aurait commencé en retard au désespoir des médias qui étaient en direct , en attente du début du spectacle pour les bulletins de nouvelles du soir. Merci Véro!!!

*Ce café des artistes trifluviens, qui perdure encore à ce jour et qui est situé au 171 rue Bonaventure, est plus beau que jamais avec la nouvelle administration, qui fait honneur à sa vocation en permettant aux artistes de tous acabits d’investir les lieux et d’y présenter leurs dernières créations. Au moment où j’écris ce paragraphe, je suis dans un train Corail, qui me mène à la Roche sur Yon, en compagnie de Gilles Roux, photographe bien connu qui partage avec moi des souvenirs sur Jean, qui défilent en nos esprit comme le paysage à la fenêtre….Il nous manque.